Le Dry January ne modifie pas seulement les comportements individuels, il impacte également l'économie, notamment dans la restauration et le commerce. Ce défi connaît un succès croissant en Suisse, avec des effets marquants.
Impact économique
De façon générale, les ventes d’alcool baissent : au cours de l'année brassicole 2023-2024, le marché suisse de la bière a enregistré une baisse de 1,6 %, atteignant 4,5 millions d'hectolitres. En 2022, la consommation totale de vin en Suisse a diminué de 7 % par rapport à l'année précédente, s'établissant à 237 millions de litres.
Dans le commerce en ligne, l’impact est encore plus visible : le détaillant Galaxus rapporte une chute de 53 % des ventes d’alcool en janvier (2024), avec des baisses particulièrement marquées pour le vin rouge (-80 %) et les spiritueux comme le gin et le whisky (-55 %).
Parallèlement, les ventes de jus et de smoothies ont augmenté de plus de 80 % au cours de la même période, indiquant une préférence accrue pour les alternatives sans alcool.
Ces données suggèrent une tendance croissante des consommateurs suisses à privilégier les boissons sans alcool, notamment pendant des initiatives comme le Dry January. Cette évolution est également observée dans le secteur de la bière, où la production de bières sans alcool a augmenté de 12 % pour atteindre près de 313 000 hectolitres, représentant désormais 6,9 % du marché.
Un engouement pour le « sans alcool »
Le Dry January alimente un mouvement plus large de réflexion sur la consommation d’alcool. Les avantages d’une pause même temporaire – meilleur sommeil, perte de poids, énergie accrue – motivent de nombreux et nombreuses participant·e·s.
La montée des alternatives sans alcool
Les alternatives sans alcool gagnent du terrain. Les grands distributeurs observent une augmentation des ventes de bières, vins et spiritueux sans alcool. Dans les restaurants et bars, les mocktails et cocktails sans alcool deviennent incontournables. Sur les réseaux sociaux, les recettes de drinks créatifs sans alcool se multiplient, soutenant cette tendance.
Conclusion
Le Dry January transforme non seulement les habitudes personnelles mais aussi l'industrie de l’alcool en Suisse. Avec une baisse des ventes traditionnelles et une hausse de la demande pour des alternatives sans alcool, il s’impose comme un levier de changement durable. Ce phénomène pourrait bien dépasser le mois de janvier pour encourager une consommation plus modérée tout au long de l’année.